« Le passé n'est pas derrière nous, il est la structure de notre présent. Redécouvrez l'histoire. »
Le 21 mai 2001, la République française reconnaît la traite négrière transatlantique, la traite dans l'océan Indien et l'esclavage perpétrés à partir du XVe siècle comme crimes contre l'humanité.
Cinq ans plus tard, le 10 mai 2006, à Fontenay-sous-Bois, un collectif d'artistes et de citoyens se réunit spontanément, autour d'un sound system, dans le parc de la mairie. Ce jour-là, le collectif Un Passé Trop Présent naît · non pas comme une institution figée, mais comme un protocole de mémoire vivante. En 2018, il se constitue en association loi 1901.
Notre mission tient en quatre verbes : commémorer, s'interroger, apprendre, informer. Rendre accessible l'histoire de l'esclavage et des abolitions. Ouvrir une réflexion plus large sur la domination et l'exploitation des individus · partout où elles persistent. Pour cela, le collectif a animé de 2013 à 2016 le Centre de Ressources Françoise Vergès (CRFV), un espace dédié à la démocratisation de l'histoire des traites · fermé après trois ans faute de budget. Nous travaillons aujourd'hui à sa relance.
« En me renversant à Saint-Domingue, on n'a renversé que le tronc de l'arbre de la liberté. Mais il repoussera car ses racines sont profondes et nombreuses. » Toussaint Louverture · 1743 · 1803