COMMÉMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE ET DES TRAITES NÉGRIÈRES 2022

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Lundi 09 mai à 20h 30, Projection 

Court-métrage musical « La Couleur de l’Amour »: de Fabrice Abrunhosa Artiste Musicien

Amália, jeune fille métisse de 5 ans retourne avec son papa sur les terres de ses origines; à Lisbonne au Portugal et à Gorée au Sénégal. Ce voyage musical évoque le devoir de mémoire, la beauté du métissage et la richesse multi-culturelle…

 Suivie échange avec le réalisateur

Cinéma Le Kosmos, 243 ter avenue de la République
cinema-kosmos@fontenay-sous-bois.fr

Mardi 10 mai à 18h30, Commémoration Officielle

Jean-Philippe Gautrais Maire, la Municipalité, l’association ‘’Un Passé Trop Présent’’

Ont l’honneur de vous convier à la cérémonie officielle de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières.

Parc bas de l’Hôtel de ville, près de la sculpture Héloïse ou…la fille des Trois rivières. Pour marquer les 21 ans de la promulgation de la loi n°2001-434 du 21 mai 2001 « tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité », dite loi Taubira, la célébration sera accompagnée de musique et suivie d’un buffet.

 

Samedi 21 mai 2021 à 14h, Conférence

« L’ESCLAVAGE EN AFRIQUE DE L’OUEST, DU VILLAGE A L’EUROPE »

 CONFÉRENCE, TÉMOIGNAGE, DISCUSSION

Dans le cadre de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières, reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité. (LOI TAUBIRAT 2001) La Coordination Contre l’esclavage et ses Séquelles ( C.C.E.S), l’association Un Passé Trop Présent et la ville de Fontenay sous-bois, organisons la conférence pour faire un état des lieux des luttes abolitionnistes en Afrique de l’ouest.

La Coordination Contre l’esclavage et ses Séquelles ( C.C.E.S)  a été créée en mai 2021 à l’initiative des ONG et des Associations africaines et Européennes abolitionnistes engagées dans la lutte contre l’esclavage dans ses formes contemporaines.

Sous la présidence de l’ONG Waraba d’Afrique , les organisations membres de la C.C.E.S. ont décidé de s’unir pour plus d’efficacité et de complémentarité dans leur combat mené au niveau international pour la défense des droits humains, l’abolition  de l’esclavage et contre toutes les formes de discriminations .

Cette Coordination des organisations qui luttent contre l’esclavage est  une réponse légitime  pour combattre contre ce crime , elle est justifiée par la persistance dans le monde et en Afrique en particulier de ce fléau qu’est l’esclavage qui a fait 30 millions de victimes. Selon l’indice mondial de l’esclavage,  la plupart de victimes de crimes sont des africains. L’impunité dont bénéficient les féodaux encourage ces derniers à perpétuer leurs pratiques qui dénient à l’être humain sa dignité et sa part d’humanité .

Conscientes des conséquences des séquelles psychologiques et socio-économiques culturelles de ces crimes et leur impact négatif sur les futures générations d’africains , les organisations , membres de la C.C.E.S ,ont pris l’engagement de mener  dans tous les pays africains une campagne de sensibilisation et de communication sur l’esclavage et ses conséquences .

Des démarches seront engagées auprès des organisations continentales et sous régionales pour demander des résolutions et des actions en faveur de la lutte contre l’esclavage . Nos organisations entendent demander  à ces institutions continentales et sous régionales à instaurer une  Justice  Africaine contre l’esclavage avec compétence exclusive de juger l’esclavage sous ses nouvelles formes ,  d’inscrire l’esclavage dans les programmes scolaires de la primaire jusqu’à la terminale et instaurer une journée Africaine pour l’abolition de l’esclavage .

Une lettre de sensibilisation avec mention de nos doléances  sera adressée à tous les chefs d’États africains.

Liste des organisations membres de la C.C.E.S  

 Assep ( Associations soninke du Sénégal pour l’égalité et le progrès)

A.H.M.E ( Association des Haratine de Mauritanie en Europe)

 A.R.M.E.P.E.S-France : (L’Association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles)

IRA-Mauritanie (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste)

MSDH:(Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme.)

RMFP : (Rassemblement Malien pour la Fraternité et Le Progrès

Solidarité Africaine section France

Un Passé Trop Présent

Kane Afrique

Waraba D’AFRIQUE

Gambana international

Memouké Diaguily

IPLESM: (Initiative pour lutter contre l’esclavage et ses séquelles en M’Beidiya sakha)

Dimanche 22 mai à 12h, Journée Artiste et Citoyen-nes contre l’esclavage

Célébration de la loi Taubira et de tous les acteurs des luttes pour la liberté. Après 400 ans de traite négrière, il faudra plus d’un siècle et demi après son abolition, pour que cette pratique soit reconnue comme crime contre l’humanité (vaut mieux tard que jamais). Cette reconnaissance constitue une avancé remarquable. Néanmoins la route reste longue pour parvenir à réparer ces injustices, et celle qu’elles ont engendrée.  L’actualité nous rappelle régulièrement que ce passé reste bien présent, car il reste malheureusement l’un des socles de nos sociétés.

Rassemblement festif pour rappeler l’histoire et honorer la mémoire de tous les combattants de la liberté et de l’émancipation des peuples, et perpétuer le combat.

Le 22 mai 1848,

À la Martinique, la nouvelle de l’instauration de la République, fin mars 1848, fait naître un véritable espoir car celle-ci proclame aussitôt que « nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves ». L’enthousiasme des quelque 60 000 esclaves se transforment, le 22 mai, en véritable émeute populaire. Ce qui contraint le gouverneur de la colonie à proclamer l’abolition immédiate, le 23 mai, sans attendre l’arrivée des décrets du 27 avril. C’est ce premier jour de liberté qui est commémoré chaque année à la Martinique (à la Guadeloupe, c’est le 27 mai) par un jour est férié et des festivités.

(bibliomonde) 

– SUR SCÈNE :

FÉLICIEN – Conteur

Les amis du bèlè – Tradition Martiniquaise

BALAK – Candombé

LYDIE – Classique

SOMANYFACES SOUND SYSTEM – Reggae

FABRICE – Fado, Jazz Manouche, Rock

TWICE – Soul expérimental

LATIPIK – Reggae

GELISSA – Soul Funk

– JEUX POUR LES ENFANTS :

Kalumba, Du côté des Alouettes, Petit Totem

 

PRISES DE PAROLE – EXPOSITION – VILLAGE ASSOCIATIF

Association Un passé trop présent 

Regarder le passé, pour comprendre le présent, et mieux préparer l’avenir.

COMMÉMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE ET DES TRAITES NÉGRIÈRES 2021

 

Dans le cadre de la loi TAUBIRA de 2001, qui reconnaît l’esclavagisme et la traite négrière comme crime contre l’humanité, le 10 mai est instauré journée nationale de commémoration.
Depuis 2006 autour de cette date, le collectif « UN PASSE TROP PRESENT » devenu association en 2018, produit le festival « Artistes et citoyen-nes contre l’esclavage » afin de célébrer les combattants de la liberté.
Ce rassemblement se déroule dans le parc de l’hôtel de ville de Fontenay sous-bois et donne lieu à des concerts, des animations, des prises de parole, de la restauration et un village associatif. Le Sound System SO MANY FACES assure la régie technique ainsi que la programmation artistique de l’évènement.
Comme l’année précédente, du fait des contraintes sanitaires liées à la pandémie du COVID, nous avons été contraints d’annuler nos initiatives. Néanmoins, nous nous devions de continuer nos actions. Cette année, nous avons donc décidé d’effectuer des captations et d’enregistrer des performances, afin de les diffuser via les réseaux sociaux. Pour ce faire avons collaboré avec Nikodem de l’association Video graphique, l’association « la Matrice » et le Sound System SO MANY FACES.
Nous avions pour habitude de prononcer notre discours lors de la cérémonie officiel municipal, du 10 mai, dans le parc de l’hotel de ville. Cette tribune publique donnant l’occasion de proposer nos réflexions, d’informer et de questionner, élu-es et citoyen-nes sur des problématiques bien présentes.
DISCOURS

 

 

 

FELICIEN

Félicien est poète et comédien, il a régulièrement participé à l’évènement « Artistes et citoyen-nes contre l’esclavage ». Ce rassemblement se déroule dans le parc de l’hôtel de ville et donne lieu à des animations, des concerts, des prises de parole, de la restauration et un village associatif.

Félicien a également fait partie de l’association « Groupe de théâtre Mai 1848 », pour la pièce ‘LA LIBERTE SINON RIEN’. Gérard VOLTA, à travers cette mise en scène, sans renier l’œuvre et les idées abolitionnistes de Victor Schoelcher, met sous les projecteurs les actes d’héroïsme et de résistance des nègres marrons. Ceux-ci méritant qu’on les sorte de l’ombre en proclamant leur courage et leur détermination. Une belle pensée pour tous les membres de cette troupe Fontenaysienne et particulièrement pour Jacques et Yves qui nous ont quittés.

https://www.facebook.com/100023373108500/videos/410356076936555/

 

SANDA ET ALMA

Voici la contribution de Sanda et Alma pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières 2021. Tous deux sont imprégné des cultures sénégalaise et cap verdienne. C’est deux pays furent des comptoirs, d’où ont été déporté de nombreux captifs. Le duo vous propose un voyage musicale des côtes ouest africaine, jusqu’en Amérique, en passant par les caraïbes.

 

https://www.facebook.com/100023373108500/videos/519319022574024/

 

JAM SESSION

C’est à Samy GAUBERT que nous devons cette formation réunie exclusivement pour cette commémoration 2021, sur un mode « jam session » où d’autres musiciens les ont rejoint le jour de l’enregistrement. Samy s’est produit de nombreuses fois lors de nos festivals, notamment avec les groupes « GREEN IS A COLOR » et « MAHABA ».
Ont participé à cette jam: BALTHAZAR RUFF (Piano), ELIE (accordéon), ETIENNE GENEST (Drums), MAIANA (flute traversière), PIERRE (trompette), PIERRE STRACK (saxo), RUBEN LORENZ (chant, didjeridoo), SAMI GAUBERT (guitare), SAMUEL GENEST (Bass), THEO GAUBERT (Drums, percus).

 

https://www.facebook.com/100023373108500/videos/359865128933387/

 

DISCUSSION du 27 mai, journée de l’abolition de l’esclavage à la Guadeloupe

Discussion réunissant Casimir (CGT DOM), DIKO (Association des Haratines de Mauritanie en Europe-AHME) et Salif (Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès-RMFP), Emeric (Un Passé Trop Présent) sur les mobilisations actuelles, en France, en Mauritanie au Mali et plus largement.
Le 22 mai 2021, à BAMAKO se tenait une mémorable conférence sur la problématique de l’esclavage au mali. Aujourd’hui encore la situation reste très compliquée, les descendants d’esclaves et défenseurs des droits de l’homme réclament la justice face à ces pratiques.
Liens : https://www.facebook.com/boubacar.ndjim, https://haratine.com/ , http://unpassetropresent.org/collectif-un-passe-trop-present/

https://www.facebook.com/100050815802786/videos/128864665484060/

COMMÉMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE ET DES TRAITES NÉGRIÈRES 2020

Cette année, du fait des contraintes sanitaires liées à la pandémie du COVID, nous avons été contraints d’annuler nos rassemblements. Néanmoins, nous nous devions de continuer nos actions. Nous avons donc décidé, d’enregistrer et de diffuser via les réseaux sociaux.
Nous avions pour habitude de prononcer notre discours lors de la cérémonie officiel municipal. Cette tribune publique donnant l’occasion de proposer nos réflexions, d’informer et de questionner, élu-es et citoyen-nes sur des problématiques bien présentes.

DISCOURS 2020:

https://www.facebook.com/1143736920/videos/10222508965209913/

INTRODUCTION:

https://www.facebook.com/100006148298420/videos/2544540232427562/

ÉCHANGE AVEC SONIA W (ÉTUDIANTE):

https://www.facebook.com/100006148298420/videos/2544583112423274/

DISCUSSION AVEC  » UN PASSÉ TROP PRÉSENT », LA CGT DOM ET  » LE RASSEMBLEMENT MALIEN  POUR LA FRATERNITÉ ET LA PAIX’ :

https://www.facebook.com/100006148298420/videos/2544700155744903/

SO MANY FACES:

https://www.facebook.com/100006148298420/videos/2544856029062649/

COMMÉMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE ET DES TRAITES NÉGRIÈRES 2019


Cérémonie Officiel

Vendredi 10 mai à 18h30, Parc bas de l’Hôtel de ville,Fontenay sous bois
Jean-Philippe Gautrais, Maire
La Municipalité et le collectif Un passé trop présent ont l’honneur de vous convier à la cérémonie officielle de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et des traites négrières.Parc bas de l’Hôtel de ville, près de la sculpture Héloïse ou…la fille des Trois rivières.
Pour marquer les 18 ans de la promulgation de la loi n°2001-434 du 21 mai 2001
« tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité », dite loi Taubira,
la célébration se deroulera avec la participation de
- BALAKATUM (camdonbé,Uruguay)
- RUEDA DE SOL (capoeira, Brésil)
-NATTY DREAD & SO MANY FACES(reggae, Jamaïque).

Artistes et citoyens contre l’esclavage

Le  dimanche 12 mai 2019, Parc bas de l’Hôtel de ville,Fontenay sous bois

Célébration de la loi Taubira et  de tous les acteurs des luttes pour la liberté. Après 400 ans de traite négrière, il faudra plus d’un siècle et demi après son abolition, pour que cette pratique soit reconnue comme crime contre l’humanité (vaut mieux tard que jamais). Cette reconnaissance constitue une avancé remarquable. Néanmoins la route reste longue pour parvenir à réparer ces injustices, et celle qu’elles ont engendrée.  L’actualité nous rappelle régulièrement que ce passé reste  bien présent, car il reste malheureusement l’un des  socles de nos sociétés.

Rassemblement festif pour rappeler l’histoire et honorer la mémoire de tous les combattants de la liberté et de l’émancipation des peuples, et perpétuer le combat.

– Concert :

  • BALAKATUM
  • FABRICE ABRUNHOSA
  • MARCEL
  • PHILLIPE DAREES
  • SAN LLUIS
  • TWICE
  • ALMA DI MUNDO
  • MAHABA
  • JAM SESSION

– Prise de parole :

  • CASIMIR représentant syndical DOM
  • FELICIEN poète,
  • DIKO association des haratine de Mauritanie en Europe

– Animation pour les enfants :

  • Jeux en bois, Association KALUMBA
  • fabrique de bombe à graine, Association du coté des alouette de 15h à 17h

– Village associatif

  • CHÊNE et BAOBAB (Sauvegarder la Mémoire des Anciens Combattants, Soldats et Tirailleurs Africains d’Indochine, d’Outre-Mer morts pour la France et pour l’Europe),
  • EDITION ANTISOCIALES (auto édition – auto diffusion, anticapitalisme)
  • NATTY DREAD ( Reggae, édition, conférence musical )

– Expositions: Esclavage d’hier et d’aujourd’hui

– Restauration

 

Mauritanie : C’était un procès politique contre l’abolitionniste député Biram Dah Abeid

Deputé Biram
Ce lundi 31 janvier 2019, le député Biram Dah Abeid et son codétenu sont convoqués devant le juge du tribunal d’Arafat, une banlieue de la capitale à Nouakchott. A l’ouverture de la séance, le député Biram  refuse de répondre aux questions tant qu’on ne lui remet pas son écharpe d’élu par le peuple à l’assemblée nationale. Après avoir eu l’écharpe, il demande au juge, vous me reconnaissez comme étant un député ? Ce dernier lui répond par l’affirmatif. Alors,  Biram Dah Abeid lui tourne le dos et demande à assistance de quitter la salle d’audience. Il dira qu’il ne fera jamais face aux juges tant que son immunité n’est pas levée. Il exige que la loi soit appliquée et respectée dans la règle de l’art dans tous les domaines.
Étant donné qu’il est député, il n’acceptera jamais d’être jugé  par un juge qui viole la loi et les règles juridiques   même  s’il doit être condamné à purger une peine  de Cent (100) ans. Il dira devant le juge,  qu’il n’a pas de problème particulier  avec un journaliste, ni des journalistes, mais plutôt avec le président de la république Mohamed  Ould Abdel Aziz en personne. Il fera tout pour  le chasser de la présidence en 2019. Un débat houleux entre la défense et le juge s’en est suivi. Le juge s’entête à juger un élu sans avoir les compétences ni les prérogatives, tant pis pour la loi et ses règles, donc illégalement. Peut-on parler de « JUSTICE » dans ce pays ?  La défense et les accusés boycottent le jugement, bien évidement, si les règles juridiques sont violées d’entrée de jeu, que peuvent faire la défense et les accusés à part de se retirer ?
A la surprise générale
Le journaliste que les autorités Mauritaniennes ont présenté au monde entier comme l’auteur d’une plainte contre le leader des réseaux IRA-Mauritanie dans le monde, le député Biram Dah Abeid, retire sa plainte dans la foulée. A-t-il compris subitement, vaut mieux tard que jamais, l’exécutif se sert de sa plainte pour régler des comptes politiques avec un opposant ? Biram Dah Abeid et Abdallehi Houssein Messoud sont maintenus dans la salle d’audience avec un important dispositif sécuritaire jusqu’à tard dans la nuit.
Juge  ou  Procureur  qui est tombé dans le piège de l’autre ?
Contre toute attente, malgré le retrait de la plainte de l’homme qu’on nous présente comme  le principal plaignant, le procureur du parquet d’Arafat chante son réquisitoire  de cinq (5) ans ferme pour le député Biram Dah Abeid et son codétenu Abdallehi Houssein Messaoud prend 3 ans. Le juge décide comme s’il jouait à la perfection une scène théâtrale, condamne Biram Dah Abeid et son codétenu à 6 mois dont 2 mois de la prison ferme pour satisfaire la demande de l’exécutif « d’en haut » à fabriquer le casier judiciaire du candidat Biram Dah Abeid  pour l’empêcher à se présenter à l’élection présidentielle d’Avril 2019. Cherchent-ils également à destituer le député Biram Dah Abeid par cette « condamnation » déguisée? Ould Abdel Aziz avait promis dans la campagne électorale, qu’il ne laissera pas Biram siégé dans l’hémicycle comme si  les élus sont nommés par l’exécutif. Pourtant, le retrait de la plainte, les vices de forme des procédures soulevées, la lourde faute de charges suffisantes etc…devraient suffire  à abandonner purement et simplement  toutes les poursuites du dossier, pourquoi cela  n’a pas été le cas ? Malgré une  décision judiciaire insensée, Biram et son codétenu ont fait 5 mois et 3 semaines en prison, alors là, ils ont été condamnés qu’à faire 2 mois ferme, quelles sont les sanctions prévues à entreprendre contre le procureur et le juge d’instruction du tribunal d’Arafat  par leur ministre tutelle Dia Moctar Malal ? Ces hommes sont ils au dessus de la loi pour briser gratuitement la vie des citoyens innocents sans rendre compte?
Message de remerciements du député Biram Dah Abeid à sa sortie du tribunal.
« Je suis libre, bravo au collectif des avocats, aux militantes, militants, sympathisants et sympathisantes d’IRA-Mauritanie, et à Abdallahi Houssein Messoud, qui est aussi libre.
Bravo à vous tous chères amies et chers amis, soutiens indéfectibles de par le monde »
Nos félicitations à tous et toutes, c’est le début de la victoire du bien sur le mal, la vérité sur le mensonge d’état. Nous souhaitons bonne continuation à monsieur le député du peuple mauritanien, Biram Dah Abeid. Nous exhortons l’opinion internationale à être très vigilante sur ce qui se passer en Mauritanie à la veille de l’élection présidentielle qui est  prévue en avril 2019.
Meilleurs vœux, Bonne et heureuse année 2019
Diko Hanoune/ Secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

Mauritanie-Haratin: L’activiste anti-esclavagiste Biram Dah Abeid est emprisonné pour empêcher la candidature politique

Mauritanie-Haratin: L’activiste anti-esclavagiste Biram Dah Abeid est emprisonné pour empêcher la candidature politique

Biram Dah Abeid, militant anti-esclavage mauritanien, est incarcéré sous de fausses accusations depuis août 2018. Son travail de plaidoyer pour la minorité mauritanienne Haratin, dont près de la moitié vit de facto en esclavage, en a fait une cible pour le gouvernement. qui condamne régulièrement les militants des droits de l’homme en prison pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis. L’arrestation de M. Abeid a également été intentionnellement organisée pour l’empêcher de respecter les délais d’inscription aux élections nationales, ce qu’il avait prévu de faire. Des organisations telles que Freedom United ont lancé une pétition en faveur de sa libération dans le but d’accroître la sensibilisation et la pression internationale sur le gouvernement mauritanien.

L’article ci-dessous a été publié par The Independent:

Biram Dah Abeid a été réveillé par un choc à 5h30 du matin par la police qui l’a emmené dans une cellule de prison sordide et sans fenêtre. Mais il n’a pas été surpris. Le jour de son arrestation le mois dernier [7 août 2018] était également la date limite fixée par la commission électorale pour que les candidats puissent s’inscrire aux élections nationales du 1er septembre. Il n’y a aucun avantage politique à assumer le rôle de militantisme anti-esclavagiste en Mauritanie. Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), peut le confirmer, à ses dépens. Depuis qu’il a annoncé son intention de se porter candidat à un poste politique pour mener à bien son programme anti-esclavagiste, Abeid et ses collègues ont été persécutés. Le mois dernier, la communauté anti-esclavagiste célébrait la libération de deux militants et membres du conseil de l’IRA, Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck, d’une prison saharienne éloignée où ils étaient détenus depuis deux ans. Leur arrestation, en juin 2016, est intervenue un mois après la libération de M. Abeid de son dernier séjour en prison en mai 2016. Une large coalition d’individus et d’organisations s’est réunie pour dénoncer l’injustice de sa détention. Plus de 370 000 personnes ont signé une pétition sur Freedom United et des appels ont été lancés dans le monde entier pour obtenir sa libération. Finalement, la Cour suprême a statué en faveur de son deuxième appel et a réduit l’accusation initiale à une infraction mineure qui entraînait une peine d’emprisonnement maximale d’un an, pour laquelle il avait servi presque deux fois

Depuis la libération d’Abeid en 2016, ou plutôt pendant ses deux années de liberté, il a ajouté deux autres récompenses à sa collection pour son activisme anti-esclavagiste, notamment en étant un héros du trafic d’êtres humains par le Département d’État américain. A Washington DC, recevant le prix, les autorités mauritaniennes ont accusé plusieurs de ses collègues de l’IRA d’avoir pris part à une manifestation organisée et les ont accusés d’incitation aux émeutes et de violente rébellion contre le gouvernement.

 

Lentement, les militants ont été libérés jusqu’à ce que deux d’entre eux, Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck, restent en prison. Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a conclu que la détention de ces militants était en violation du droit international.

 

En dépit de sa grande visibilité, il n’ya aucune raison de croire qu’Abeid se débrouillera mieux dans son traitement. Il a fallu un appel du président du barreau mauritanien pour obtenir un petit tapis et une moustiquaire dans la cellule de la prison délabrée et sale. Le 13 août, il a été transféré à la prison centrale de Nouakchott, inculpée de tentative d’agression et de menace de violence. Abeid conteste les réclamations, qui, selon les critiques, se sont multipliées.

 

Abeid n’était rentré au pays que quelques jours après son retour des États-Unis où il avait participé à un briefing au Congrès sur la question de l’esclavage au Sahel. Et Abeid connaît bien son sujet. Fils d’esclave, il est un Haratin, un groupe minoritaire qui subit une discrimination telle que la moitié de la population Haratin du pays vit comme des esclaves avec des descendants «hérités» par leurs propriétaires.

 

Le remaniement que représente Abeid pour tenter d’obtenir un poste politique semble trop lourd à gérer pour les autorités. Sous la coalition Sawab-IRA, il avait l’intention de se présenter aux élections nationales et de tenir des réunions publiques dans la capitale du pays, augmentant ainsi sa part de soutien populaire. Le gouvernement a été de plus en plus pressé de s’attaquer à l’un des derniers systèmes mobiliers au monde, en adoptant une nouvelle loi en 2015 et en créant un tribunal spécial de l’esclavage. Cependant, la situation globale est décevante. Peu de cas ont été entendus, seules quelques poursuites ont abouti et le message principal est que la lutte contre l’esclavage vous amènera du mauvais côté de la loi.

Abeid est clairement pas facilement réduit au silence. Cependant, s’attaquer à ce système d’esclavage en Mauritanie exige un niveau de bravoure exceptionnel pour ceux d’entre nous qui vivent dans des pays où le leadership politique est en train de s’attaquer à l’agenda anti-esclavagiste. Une fois encore, son cas requiert une attention internationale, ce qui, selon toute vraisemblance, révélera que les accusations portées contre lui ne sont pas fondées, conduisant inévitablement à sa libération. Toutefois, si, en tenant Abeid après les élections, le gouvernement en place apaisait les voix dissidentes et les nouvelles prises de position, il saluerait le succès de ses actions.  Photo gracieuseté de Front Line Defenders

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COMMEMORATION ABOLITION DE L’ESCLAVAGE, FONTENAY SOUS BOIS 2018

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-Jeudi 10 mai, à 17h

Cérémonie officielle

Fontenay sous-bois, parc de l’hôtel de ville

Comme chaque année depuis 2007, la municipalité de Fontenay sous-bois invite les citoyens à un temps de recueillement dans le bas du parc Hôtel de Ville, près de la sculpture « Héloïse ou… la fille des Trois-Rivières ». Rassemblement accompagné de musique traditionnelle et suivie d’un buffet créole.

Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité

Article 1 :

La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité.

  

-Dimanche 13 mai à 12h

Artiste et citoyen contre l’esclavage

Fontenay sous-bois, parc de l’hôtel de ville

Célébration de la loi Taubira et  de tous les acteurs des luttes pour la liberté. Après 400 ans de traite négrière, il faudra plus d’un siècle et demi après son abolition, pour que cette pratique soit reconnue comme crime contre l’humanité (vaut mieux tard que jamais). Cette reconnaissance constitue une avancé remarquable. Néanmoins la route reste longue pour parvenir à réparer ces injustices, et celle qu’elles ont engendrée.  L’actualité nous rappelle régulièrement que ce passé reste  bien présent, car il reste malheureusement l’un des  socles de nos sociétés.

Rassemblement festif pour rappeler l’histoire et honorer la mémoire de tous les combattants de la liberté et de l’émancipation des peuples, et perpétuer le combat.

 

EXPOSITION : MATRICE AFRICAINE

Présentation de différentes expressions culturelles de matrice africaine, maintenues vivantes par les descendants des populations d’Afrique déportées durant la période de la traite négrière transatlantique et transsaharienne. Les navires et les caravanes ne transportaient  non seulement des hommes, des femmes et des enfants, mais encore leurs dieux, leurs croyances.  A travers ses pratiques souvent interdite, les esclaves résistaient à l’oubli, gardant en mémoire le souvenir d’un temps où il était des hommes libres.

Cette exposition se veut participative et évolutive, elle peut être corrigée, complétée, modifiée avec les informations données par les lecteurs.

 

SCENE D’EXPRESSION LIBRE (concert, danse, lecture, prise de parole,…)

JEUX POUR ENFANT

KALUMBA

VILLAGE ASSOCIATIF

AFRIQUE EN LUTTE, L’AHME (Association des haratine de Mauritanie en Europe), B BOY CONSCIENT, ÉDITIONS ANTISOCIALES, CGT DOM, OURSINS BALADINS, SORTIR DU COLONIALISME, TAMERY SEMATAWY LIBRAIRIE KAMITE PANAFRICAINE…

RESTAURATION

 

-Samedi 19 mai à 18h30

Projection-discussion

à l’espace intergénérationnel

 

Extrait de « Pourquoi nous détestent-ils ? », documentaire en trois volet, réalisé et incarné par Amelle Chahbi, Alexandre Amiel et Lucien Jean-Baptiste. Dans son volet  Lucien Jean Batiste remonte à l’origine des clichés racistes afin de les questionner, pour mieux les démonter. Ils confrontent ainsi leurs singularités à des discours racistes tenus par des militants, des hommes politiques, ou encore des éditorialistes. De ces échanges, parfois abrupts, souvent glaçants, ressort toute la contradiction de ces dérives idéologiques, en passe d’être banalisées dans la société.

 

La projection sera suivie d’une discutions autour d’une collation. Les participants sont invités à venir avec boissons et victuailles à partager.